Australian Heritage Council recommendation

Robert G. Bednarik auraweb@hotmail.com

Following the nomination by R. G. Bednarik on 22 March 2004 of the Dampier Cultural Precinct to the National Heritage List, and the completion of the assessment of the nomination by the Australian Heritage Council on 23 August 2006, the Minister for the Environment and Heritage has been advised by the AHC that the Dampier Archipelago should be listed.

The Minister, Hon Ian Campbell, then called for public submissions advising him whether he should accept the advice of the AHC. In response he has received thousands of requests to list the Dampier Cultural Precinct as recommended by the AHC.

A map of the area the AHC has recommended to be protected can be viewed here.


_________________________________________________________________________



Submissions have emphasised that:

The Dampier Rock Art Precinct is the largest art gallery in the world

It houses the largest rock art collection in the world, consisting of more than one million petroglyphs (rock carvings)

Dampier comprises also Australia's largest collection of megalithic monuments

The Dampier Precinct is the greatest cultural monument of Australia

Both rock art and stone arrangements are many thousands of years old

They were produced by the Yaburrara, the subject of genocide by police posses in 1868

There are no economic resources of any kind in the Dampier Archipelago - there is no ore, oil or gas, and there are dozens of alternative harbour and industrial sites along the coast

The State Government of Western Australia has destroyed about 24.4% of the rock art on the main island, Murujuga (Burrup) between 1963 and 2004

This destruction is continuing right now, thousands of petroglyphs and megaliths were destroyed in the last year, and the entire area between King Bay and Whitnell Bay is to be destroyed over the next year or so

The State Government claims consistently that the listing of Dampier on the National Heritage will do great damage to the economy of Australia. This is entirely untrue: locating future developments away from Dampier is of no consequence to the economy

Under the Unesco convention for the intentional destruction of such major heritage the State Government of Western Australia is liable for this vandalism

The Dampier Rock Art Precinct is an important part of the common cultural heritage of all of humanity, and as such should receive the highest level of protection

________________________________________________________________________


PLEASE HELP US SAVE THE GREATEST CULTURAL MONUMENT OF AUSTRALIA, BY SIGNING THE DAMPIER PETITION!


________________________________________________________________________



Here are all URLs relating to the AHC determination and the Minister's request for public comment:

Invitation to comment:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_02.pdf

Recommendation of the Australian Heritage Council:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_04.pdf

Map of the area the AHC recommends to be protected:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_07.pdf

Prior submissions:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_05.pdf

Publication of related material:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_03.pdf

Minister's declaration:
http://www.deh.gov.au/heritage/laws/publicdocuments/pubs/105727_06.pdf

________________________________________________________________________


Recent statement by the President of IFRAO

L’ART QUI SE VEND ET CELUI QU’ON DÉTRUIT


L’art aborigène d’Australie, sur écorce, sur toile ou sur troncs creux, est de plus en plus prisé et ce n’est que justice. Il s’agit d’une forme d’art parmi les plus originales du monde, profondément ancrée dans la culture traditionnelle, tout en permettant l’épanouissement personnel de très grands artistes. Cet art fait vivre des communautés entières, il représente pour elles une « fierté identitaire » dont elles ont bien besoin de nos jours et il perpétue les mythes ancestraux, ceux du Temps du Rêve (Le Monde, 7 septembre 2006).

L’art aborigène est doublement à l’honneur au Musée du Quai Branly. Quelques dizaines de peintures sur écorce sont exposées et huit artistes aborigènes contemporains ont été commissionnés pour décorer façades et plafonds. Cela est excellent. En revanche, le nouveau musée, qui pour un temps fut celui des « arts premiers », ne montre quasiment rien sur l’art rupestre australien, non plus d’ailleurs que sur celui d’autres continents. Il s’agit là d’un contresens total, car l’art rupestre (gravures, peintures et sculptures traditionnelles sur les roches) est l’« art premier » par excellence, puisque c’est la forme d’art la plus ancienne parvenue jusqu’à nous. L’Australie est le continent où l’on connaît la plus longue tradition artistique du monde, sur plusieurs dizaines de milliers d’années. Or, les œuvres australiennes exposées au Quai Branly couvrent moins d’un siècle. On comprend le souci des conservateurs de ne montrer que des originaux et de favoriser l’esthétisme, fût-ce au détriment de la connaissance ethnologique. Néanmoins, si l’on bâtissait un musée sur l’art chrétien, n’exposerait-on que des ciboires et des croix en or et pierreries ou des chasubles richement brodées, et ferait-on l’impasse sur cathédrales, églises et chapelles parce qu’on ne peut les acheter, en faire des collections publiques ou privées et qu’elles n’entrent pas dans les vitrines ?

La comparaison est adéquate, car l’art rupestre, outre son attrait visuel et l’émotion qu’il suscite chez ceux qui le découvrent, tient toujours un rôle majeur dans les croyances et les pratiques religieuses de nombreux peuples, en Australie ou sur d’autres continents, Europe exceptée. Sa valeur est donc triple : élément essentiel du patrimoine artistique de l’Humanité, il concrétise les traditions, les modes de vie et les croyances de peuples disparus et il reste souvent le support de cultes de la part de leurs descendants.

Cet art, qui ne se vend pas et qui n’occupe pas les cimaises de musées officiels, constitue pourtant une sorte de musée à ciel ouvert, le plus grand du monde, exposé à toutes les atteintes. Ainsi, la plus importante concentration de gravures rupestres connue, dans la lointaine Péninsule de Burrup, région du Pilbara (État de Western Australia) dans le nord-ouest de l’Australie, fait actuellement l’objet d’une très grave menace de destruction.

Ce site, vénéré par les populations aborigènes locales, comprend plusieurs centaines de milliers de gravures millénaires représentant des humains et des animaux, dont certaines espèces disparues comme le thylacine, ou tigre de Tasmanie. Or, une compagnie pétrolière, Woodside Petroleum, déjà implantée sur place – au prix, bien entendu, de nombreuses destructions -, veut développer ses installations de gaz naturel et a pour ce faire un projet de plusieurs milliards de dollars. Les gravures rupestres seront détruites par milliers. Le gouvernement de Western Australia a déjà donné son accord à ce projet. Une demande de classement du site au titre de monument national a été formulée auprès du gouvernement central, mais ses chances d’aboutir paraissent minces, tant c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer.

Cette affaire est exemplaire. Pour se défendre, les défenseurs du projet disent que toutes les gravures ne seront pas détruites et qu’il en restera beaucoup, et qu’en outre on déplacera quelques centaines ou milliers de blocs ornés de ce site unique en d’autres lieux. En appliquant la même logique, pourquoi ne pas détruire quelques dizaines de Van Gogh ou de Monet, puisqu’on en connaît tant ? Pourquoi ne pas déplacer des lieux sacrés chrétiens, bouddhistes ou musulmans, ou encore les menhirs de Carnac, en fonction des besoins de l’industrie ? Pourquoi ne pas entourer Notre-Dame-de-Paris ou le Taj Mahal d’installations industrielles ?

Le gouvernement australien s’honorerait en classant le site, en faisant déplacer le projet industriel et en respectant un patrimoine millénaire, qui est certes le sien mais aussi celui de l’Humanité tout entière, respectant ainsi les vœux des populations aborigènes héritières spirituelles des anciens artistes, qui ont déjà tant souffert.

Dr Jean Clottes,
Président de l’International Federation of Rock Art Organizations (IFRAO)










The stone arrangement shown in the last image on the left was photographed late in 2005, and appears on the cover of the Dampier book published in April 2006.

In May 2006, the entire hill it was situated on, with all its rock art and stelae (standing stones), a sacred site, was entirely bulldozed to make room for a road for tourist access.

Dampier home-page

Back to the home-page of the Save the Dampier Rock Art Campaign

AURANET

The home-page of the Australian Rock Art Research Association, Inc. (AURA)

IFRAO

The Australian home-page of the International Federation of Rock Art Organisations (IFRAO)

Dampier Petition

The petition to save the rock art of the Dampier Archipelago





my connected community (mc²) This Webpage has been created using the my connected community (mc2) Webpage generator.
my connected community (mc2) is funded by the Victorian Government and coordinated by Vicnet